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Pour connaitre toute la chronologie des évènements en cours, et découvrir des échanges, réflexions, témoignages, vidéos d’experts – historiens, sociologues, anthropologues, avocats, journalistes – à propos des mouvements spirituels minoritaires taxés de sectes, vous pouvez consulter les différentes rubriques dans le menu de droite (sur une tablette ou un ordinateur) ou tout en bas (sur une tablette ou un téléphone mobile).

 

IMBRICATION ENTRE LES MISES EN CAUSE D’UN PÈRE ET D’UN GROUPE SPIRITUEL

   Nouveau : voir le texte de Thierry BÉCOURT ajouté à la suite

Suite à un signalement de la directrice de l’école de mes enfants, la justice m’a retiré sans procès et sans me donner la possibilité de me défendre, la garde de mes enfants dénonçant « mes méthodes éducatives extrêmement contraignantes » et attaquant le groupe spirituel (association GIROLLE créée en 1986) auquel j’appartiens, animé par mon père Jean André JACQUET.

Fin de notre grève de la faim

Afin d’interpeler les consciences, mon père, la grand-mère maternelle de mes enfants et moi-même avions commencé une grève de la faim le 15 février 2018. Nous avons décidé d’y mettre un terme le 27 mars, après 40 jours.

Nous tenons à remercier très chaleureusement ceux qui :

  • nous ont témoigné leur soutien de vive voix,
  • ont eu le courage de l’exprimer publiquement sur notre site,
  • nous ont signifié leur affection et se sont inquiété régulièrement de notre santé.

Malheureusement, nous n’avons reçu aucune manifestation de sympathie de la part des autorités et de l’extrême majorité de la population, nous avons même perçu du dédain de la part de certaines personnes.

Quelles ont été les critiques formulées à l’égard de notre grève de la faim ?

  • « Je ne comprends pas votre stratégie. »
  • « Votre grève de la faim est inutile. »
  • « Cela va se retourner contre vous : vous allez encore plus passer pour une secte. » (Quoi que nous fassions, ceux qui nous critiquent conserveront leurs préjugés.)
  • « Et si vous mourez, vous ne pensez pas à vos enfants ? Vos enfants ont besoin de vous. » (Ah bon ? Pourquoi me les a-t-on retirés dans ce cas ?)
  • « Vous êtes trop en colère, trop émotifs. C’est démesuré. » (Ceux qui disent cela se sont-ils mis un instant à notre place ? Comment réagirait une mère à qui on retirerait ses enfants ?)
  • « Pourquoi vous ne patientez pas sagement le temps de l’enquête ? Ne vous inquiétez pas, cela va s’arranger. Il faut faire confiance en la justice. »

Proposition d’une pétition

Nous proposons une pétition que nous vous recommandons de lire attentivement afin de constater que nous ne demandons pas un soutien personnel ni une adhésion à notre groupe ou à ses valeurs mais une stricte application de principes que nous estimons bafoués dans notre présente situation :

  • les droits de tout citoyen face à toute accusation (respect du contradictoire),
  • la liberté de conscience et de religion, ou de toute pratique spirituelle,
  • la liberté pour des parents d’éduquer leurs enfants conformément à leurs valeurs et à leurs croyances.

Pour quelles raisons la majorité ne signe-t-elle pas notre pétition ?

  • « Je ne suis pas concerné. »
  • « Il n’y a pas de fumée sans feu. Si la justice s’est exprimée, c’est qu’il y a forcément quelque chose à vous reprocher… » (Que dire de la présomption d’innocence ?)
  • « Je reste neutre. »
  • « Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Je ne sais pas moi… Il faut laisser faire la justice… »
  • « Je fais confiance en la justice de notre pays. » (Que dire des affaires Dreyfus ou d’Outreau ?)
  • « Il s’agit d’un simple conflit familial, dans lequel je ne veux pas prendre parti. » (Or il suffirait de lire pour se rendre compte que ce n’est pas le cas.)
  • « Je ne veux pas mettre en cause des institutions, comme la justice ou l’éducation nationale. »
  • « Je ne peux pas vous soutenir officiellement, j’ai un devoir de réserve. » (Or ce dernier n’interdit nullement la liberté d’expression des opinions personnelles.)
  • « Je ne connais pas suffisamment votre groupe. » Autrement dit, « votre groupe est peut-être trop bizarre pour que je défende votre liberté de conscience. » (Or toute personne qui ne se soucie pas de la liberté de conscience ou d’expression de chacun ne risque-t-elle-pas d’être privée de cette liberté un jour ou l’autre ?)
  • « Ce groupe est une secte… C’est ce qui se dit. »
  • « L’époque des corrections est révolue. »

Témoignage – Lettre d’information

Vous pouvez aussi apporter vos témoignages en nous écrivant à : soutien@girolle.net.

Pour rester informé vous pouvez vous inscrire à une lettre d’information.

Olivier JACQUET

 

Synthèse de la situation et commentaires par Thierry BÉCOURT
fondateur et Président d’Honneur de l’ONG ‘Coordination Européenne pour la Liberté de Conscience’

Fin janvier 2018, Olivier JACQUET se voit retirer la garde de ses enfants…

Pourquoi, un père sans histoire, se retrouve privé de ses enfants sous prétextes de ses convictions philosophiques et pédagogiques ?

Après 17 ans de vie commune avec Olivier de laquelle naîtront une fille et deux jumeaux, son épouse décide en janvier 2018 de prendre de la distance du fait de l’incompatibilité de ses désirs (changer de rythme, vivre sa féminité) avec leur projet de vie spirituelle initial. Les deux époux s’entendent pour mettre en place une garde alternée des enfants. A aucun moment l’un ne fera une procédure à l’encontre de l’autre.

Comment une telle situation d’intelligence relationnelle aboutit-elle au retrait de la garde des enfants à leur père ?

  • Des prétextes d’abus familiaux tout trouvés :
    • Fin décembre 2017, la directrice de l’école émet un signalement sans en avertir les parents, reposant en grande partie sur les dires d’une mère d’élève rapportant qu’avant les vacances d’octobre, la fille d’Olivier :
      • aurait confié qu’elle et sa mère étaient frappées à la maison par son père,
      • se serait plainte de ne pas pouvoir sortir (invitations chez les copines), d’être souvent punie, d’être obligée de faire ses devoirs, de faire des chants et des prières tard le soir,
      • aurait dit vouloir mourir.
    • Le premier et le deuxième point sont totalement faux et une vérification par la Directrice auprès de la fille d’Olivier ou des parents aurait permis de corriger ces propos déformés.
    • Quant au troisième point, il n’est pas spécifié dans le signalement que la fille – qui est pourtant connue pour sa gaité, son équilibre et ses excellents résultats scolaires – a pu évoquer cela dans la période où ses parents étaient en pleine séparation, manifestant le désespoir de tout enfant qui refuse d’accepter de telles circonstances et donc bien amoindries si elles sont remises dans leur contexte. Silence bien affligeant montrant classiquement comment mener un dossier à charge.
    • De plus, il semblerait que la fille n’ait jamais rencontré les supposés experts mandatés par les autorités scolaires, dont il est question dans le signalement.
    • Enfin la directrice précise qu’elle fait ce signalement à la demande des gendarmes.
    • L’épouse d’Olivier, à son étonnement, est contactée par les gendarmes le jour de son départ du domicile conjugal pour être auditionnée suite au signalement. Lors des auditions, on lui apprendra que l’enquête liée au signalement ‘n’est qu’une goutte d’eau’ et qu’en parallèle une enquête pénale a lieu sur le groupe GIROLLE. On l’interrogera sur les deux volets pour susciter des réponses à charge contre Olivier et le groupe et on lui dira qu’elle est entendue comme une victime potentielle du groupe dont elle a été membre durant plus de 17 ans, bien qu’elle n’ait déposé aucune plainte contre celui-ci. On cherchera à lui faire comprendre qu’elle est victime à son insu et surtout qu’elle n’en a pas conscience, et que donc elle aurait perdu sa faculté de jugement. Devant son affirmation selon laquelle elle n’est pas une victime, elle s’entendra dire : ‘si vous n’êtes pas victime, pourquoi avez-vous quitté le groupe et le domicile conjugal’ ?
    • Les enfants sont également auditionnés par les gendarmes à charge contre leur père et contre leur grand-père André, fondateur et animateur de GIROLLE.
    • Olivier se voit signifier par l’intermédiaire de son épouse qu’une ordonnance du Procureur de la République confie les enfants à la garde exclusive de leur mère afin qu’il ne fasse pas pression sur ses enfants dans le cadre de l’enquête pénale en cours (sic)… Ne serait-ce pas là le vrai problème, plutôt la vraie intention cachée pour laquelle il faudra bien inventer des prétextes de vilains parents et de victimes ?
    • Le 14 février, le Juge des enfants décide de prolonger pour 6 mois la garde exclusive des enfants par leur mère et ordonne des expertises psychologiques, psychiatriques et une enquête sociale. Le Juge incrimine les méthodes éducatives très contraignantes, stigmatise les actes d’autorité, indique que toute correction physique est illégitime, que les réflexions écrites demandées aux enfants sur leurs actes sont de la manipulation mentale (on les obligerait à penser ou conclure à l’inverse de la vérité). Ni la demande de revoir leur père et leur famille exprimée par les enfants au Juge ni la défense d’Olivier (entendu pour la première fois dans cette affaire) ne sera vraiment écoutée. Le Juge avait d’emblée pris sa décision en indiquant dès le début de l’audience aux enfants en aparté qu’il ne les laisserait pas revenir dans cette ‘secte’.
    • Deux semaines après que le jugement ait été prononcé, Olivier est auditionné 6 heures durant par les gendarmes pour des présomptions de violence sur ses enfants suite au signalement. Les questions lui permettent d’expliquer ces méthodes éducatives et dans quel contexte il a pu donner des corrections physiques à ses enfants et essentiellement aux deux jumeaux reconnus comme turbulents et excités tant sur le plan scolaire que familial : tirages d’oreille le plus souvent, exceptionnellement quelques molestations de fermeté comme des coups de pieds aux fesses, et réflexions écrites sur leur comportement. Somme toute des réactions de parents souhaitant faire preuve d’une autorité pédagogique légitime qui manque aujourd’hui trop souvent à notre société tant nous observons les incivilités dont se plaignent les enseignants. En fin d’audition, les gendarmes déclareront que les faits ne peuvent pas donner lieu à une peine d’emprisonnement (en théorie jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende lorsqu’un ascendant commet des violences n’ayant pas entrainé d’incapacité sur un mineur de 15 ans).
  • Où l’on parle de l’Art 313-4 du code pénal sur l’escroquerie et l’abus de faiblesse :
    • Depuis quelques années, avant l’épouse d’Olivier, plusieurs anciens membres auraient été auditionnés dans le cadre d’une enquête pénale en cours sur le groupe GIROLLE afin de déterminer l’éventuelle dangerosité du groupe – sans qu’ils aient eux-mêmes déposé une plainte…
    • Chercherait-on à incriminer le fondateur du groupe pour un abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse (article 313-4) ?
    • Dans un article de presse du ‘Sud Ouest’, la journaliste cite Maitre Daniel Picotin fondateur du Groupe de recherche et d’analyse sur l’Emprise Mentale’ et proche de l’UNADFI (Union nationale des Associations de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes), disant que : ‘le fonctionnement de ce groupe GIROLLE pose question depuis plus de 20 ans aux RG et aux associations de lutte contre les dérives sectaires’ et ‘il y a des pratiques rituelles, philosophiques et communautaires qui laissent penser qu’il y a une problématique’.
    • Reste l’inconnue : qui aurait dénoncé le groupe ou déposé une plainte à l’origine de cette procédure ? À part l’UNADFI ou la MIVILUDES (Mission Interministérielle de VIgilance et de LUtte contre les Dérives Sectaires) ?

Tout cela sent le coup monté d’une structure spécialisée en montage de secte, j’ai nommé la MIVILUDES aidée de ses compères ‘boîtes à rumeur’ que sont les ADFI… qui en manque de ‘sectes’ passent leur existence à en fabriquer histoire de justifier leur funeste légitimité.

Pourquoi trouve-t-on un certain Maître Picotin… qui témoignera dans un article de presse qu’une enquête courrait sur ce groupe depuis plus de 20 ans, suivi par les RG. Laissant croire à une ‘problématique’ mot valise habituel à l’exemple de ‘la secte’ où l’on peut y décharger à loisir tous les maux nécessaires à une condamnation programmée.

La technique inquisitoriale éprouvée est toujours la même : Rumeur – Désinformation – Diabolisation – Pénalisation (RDDP en abrégé) !

Le RDDP est en marche chez GIROLLE en toute illégalité, par un Etat français devenu aujourd’hui voyou au grand jour et qui n’hésite plus à empoisonner nos enfants et sa population à coups de décrets soutenus par une pérennisation de l’Etat d’Urgence dans la loi condamnée par les plus hautes instances y compris l’ONU.

Une dictature ouverte qui a besoin des ‘ennemis intérieurs’ alimentant les pires théories du complot pour justifier toutes les privations de libertés et en priorité celle de la liberté de conscience violant l’essence même de la laïcité dont elle se dit le ‘champion’.

La France est malade de voir chaque jour ces gouvernants de pacotilles, à la solde d’une économie libérale consumériste, violer chaque jour sa devise, Liberté, Egalité, Fraternité…

GIROLLE est un groupe qui pourtant paisible en fait les frais… Mais si l’on s’interroge sur le ‘pourquoi ce choix’ on pourra se diriger vers la profondeur de ses enseignements et de sa philosophie qui a le mérite de poser les vraies questions existentielles remettant en cause notre modèle de société matérialiste… Pouvant conduire à son boycott, certainement la pire des choses pour nos dirigeants à la solde de Mamon.

7 mars 2018

Thierry BÉCOURT
fondateur et Président d’Honneur de l’ONG ‘Coordination Européenne pour la Liberté de Conscience’

On pourra lire aussi l’article de Thierry Bécourt Lettre ouverte à l’UNADFI sur le site Politique de Vie.